Les avantages de la supplémemtation en iode !
- sabrina lorichesse
- 29 janv.
- 11 min de lecture
La supplémentation en iode suscite un intérêt croissant dans le champ des approches nutritionnelles et préventives.
Loin d’être un simple remède ancien, l’iode — et en particulier la solution de Lugol — fait aujourd’hui l’objet d’une réévaluation approfondie.
Des thérapeutes et médecins comme le Dr David Brownstein, le Dr Jorge Flechas et le Dr Guy Abraham ont redonné à ce micronutriment une place centrale dans la prévention et le traitement de nombreuses pathologies, notamment hormonales et auto-immunes.
L’objectif de cette infolettre est de fournir une synthèse claire et pratique pour toutes les personnes souhaitant comprendre les enjeux contemporains liés à la carence iodée et les modalités d’une supplémentation efficace en iode.
Plusieurs experts en iode sont unanimes : les protocoles les plus efficaces pour compenser une carence en iode s’appuient sur l’utilisation de la solution de Lugol, une association d’iode moléculaire et d’iodure de potassium.
Dans cette infolettre, vous comprendrez tous les enjeux de ce produit peu coûteux, ainsi que la bonne façon de s'en servir.
Une carence mondiale en iode
L’iode est un micronutriment absolument essentiel, requis par chaque cellule de notre organisme pour fonctionner de manière optimale.
Malheureusement, la carence en iode dans la population moderne est d’une proportion pandémique, en raison d’une présence chronique de polluants environnementaux comme le bromure, les pesticides et les additifs alimentaires.
Ces éléments toxiques supplantent l’iode dans notre corps, c’est-à-dire qu’ils empêchent à des degrés divers sa fixation dans l’organisme.
Par ailleurs, les techniques agricoles modernes ont appauvri les sols en iode et autres minéraux.
Il en résulte que les cultures ayant poussé sur un sol appauvri en iode manquent d’iode.
Le Dr David Brownstein, directeur médical du Center for Holistic Medicine à West Bloomfield, l’un des meilleurs experts mondiaux de la thyroïde et de l’iode, considère que 95% de la populationest déficiente en iode.
Des besoins largement sous-estimés
L’apport journalier recommandé en iode pour un adulte est de 150 μg (microgrammes, c’est-à-dire 0,15 mg), un calcul établi sur la quantité d’iode dont la glande thyroïde a besoin pour éviter le goitre.
Mais cette évaluation s’avère fort insuffisante pour plusieurs raisons.
D’abord, les besoins d’autres organes ne sont absolument pas pris en compte dans le calcul, comme les seins, les ovaires, la prostate, le pancréas ou le cerveau.
Ensuite, les effets des polluants qui bloquent la fixation de l’iode, introduits au siècle dernier par l’industrie moderne, ne sont également pas pris en considération.
En réalité, les spécialistes de l’iode préconisent une supplémentation comprise entre 12,5 mg et 50 mg par jour, en fonction du terrain individuel, de la charge toxique et de l’état de santé général.
Quel produit utiliser comme supplément en iode ?
Le Dr Brownstein affirme, d’après les résultats obtenus auprès de ses patients, que l’utilisation du composé iode et iodure de potassium est beaucoup plus efficace que l’iodure seul.
Il s'agit de la solution de Lugol, contenant à la fois de l’iode moléculaire (I2) et de l’iodure de potassium (KI).
Cette formule est plébiscitée car elle permet une distribution optimale de l’iode aux différents tissus: l’iodure de potassium pour la thyroïde, l’iode pour les seins, la prostate, etc.
L’explication est simplement que les tissus répondent différemment selon les formes d’iode utilisées.
La glande thyroïde, par exemple, utilise l’iodure de potassium tandis que le tissu du sein se sert de l’iode.
Et le Lugol contient justement ces deux formes d’iode.
Il permet aussi d’atteindre rapidement les besoins quotidiens pour l'ensemble de l'organisme en quelques gouttes, contrairement aux algues ou d’autres alternatives par les aliments.
Administré en quantité adéquate, ce composé permet au corps d’excréter le fluor et le bromure ainsi que les métaux lourds tels le plomb et le mercure par voie urinaire.
L’importance de l’iode pour les tissus mammaires : prévenir kystes, nodules et déséquilibres
Plusieurs éléments de preuves mènent à comprendre qu’une carence chronique en iode fragilise grandement les seins des femmes, favorisant en ces endroits des complications de santé pouvant s’avérer invalidantes.
Ce sujet mérite d’être approfondi, les processus en jeu étant assez simples à comprendre.
Les seins sont parmi les organes qui concentrent le plus d’iode dans le corps.
Une carence chronique en iode entraîne un dysfonctionnement des canaux galactophores, une rétention de liquides toxiques et la formation de kystes, de nodules et peut-être même de cellules cancéreuses.
Formulé autrement : le maintien d’un taux d’iode adéquat est nécessaire pour assurer l’architecture normale des seins.
Le Dr Bernard Eskin a mené des recherches dès les années 70, montrant que des carences en iode pouvaient provoquer des changements anormaux dans les tissus mammaires, comme des kystes ou des zones fibreuses.
Ses travaux, confirmés chez l’animal, ont aussi suggéré que l’iode pouvait inverser ces effets et aider les tissus à retrouver un fonctionnement normal.
En clair: la supplémentation en iode pouvait normaliser les tissus mammaires, réduisant la formation de kystes et de zones fibreuses.
De son côté, le Dr Jonathan Wright, clinicien américain, rapporte que de nombreuses femmes souffrant de douleurs mammaires ou de fibrose ont vu leur état s'améliorer grâce à la solution de Lugol.
Certaines amélioration sont survenues en quelques semaines seulement.
En prévention ou en accompagnement des pathologies mammaires, il recommande des doses allant de 6 à 9 mg d’iode total par jour, correspondant à environ 2 gouttes par jour du Lugol Dr Clark.
Enfin, plusieurs études ont montré que l’iode pourrait aussi agir sur le métabolisme des hormones féminines, en régulant certaines réponses anormales des cellules mammaires.
De manière générale, les femmes ont besoin de beaucoup plus d'iode, notamment pour soutenir la santé des seins et des ovaires.
Ces organes, tout comme la thyroïde, partagent une caractéristique commune : ils dépendent de l’iode pour se développer et rester en bonne santé.
Sans une certaine quantité d’iode, les seins et les ovaires semblent encombrés et se gonfler.
Il a été observé que l’iode permet de détoxifier les fluides présents dans le sein et, par conséquent, d’éliminer les kystes qui hébergent les toxines.
Sans une dose suffisante d’iode, les fluides toxiques stagnent et causent gonflement et inflammation.
Du liquide se rassemble sous forme de kystes. Des nodules peuvent commencer à apparaître et mener à d’autres complications.
Cela dit, il faut indiquer des facteurs d’intoxication et notamment au brome, pour compléter l’image de la situation actuelle chez bon nombre de femmes.
Ce produit toxique, spécifiquement anti-iode, a été introduit dans l’alimentation humaine dans les années 1970 par l’intermédiaire des pesticides et des additifs alimentaires, autrement dit par l’industrie agro-alimentaire.
Le brome empoisonne les récepteurs de l’iode.
Quand le brome domine dans les tissus, l’iode se retire.
Quand le brome purge l’iode, une carence en résulte et les cellules sont empoisonnées et inflammées.
Bien évidemment personne n’est empoisonné au brome du jour au lendemain, des années d’exposition aux bromures sont nécessaires pour que ce dernier s’accumule dans l’organisme.
Il s’agit d’un processus lent et insidieux.
Selon le Dr Brownstein et d’autres praticiens, un grand nombre de troubles de santé sont liés à une carence en iode : cancers du sein, de la thyroïde, des ovaires, de l’utérus et de la prostate, sans compter les maladies auto-immunes telles que l’hypothyroïdie, la maladie fibrokystique du sein, le TDAH, la fatigue chronique et la fibromyalgie pour ne nommer que celles-là.
Le Dr Guy Abraham a signalé que le terme « désobstruant » (qui chasse les toxines) était utilisé dans les années 1800 par les médecins qui s’étaient rendu compte que l’iode combattait les infections, les gonflements, les problèmes de peau, les problèmes endocriniens et autres anomalies.
Depuis, la recherche scientifique a permis d’apprendre à quel point l’iode est essentiel pour le développement et l’entretien d’organes vitaux en pleine santé.
Mais il est clair que, comme le disait un médecin, « les seins adorent l’iode ».
Selon une étude faite par un pionner de l’iode le Dr Bernard Eskin, déjà en 1974, les seins malades absorbent deux fois plus d’iode radioactif que les seins normaux. »
Pour enfoncer le clou sur les rapports existants entre carence en iode et les troubles mammaires, il revient au Dr Jonathan V. Wright le mérite d’avoir montré les effets bénéfiques du Lugol sur cet organe.
Il a constaté en particulier que la formation de kystes du sein chez la femme (fibrose kystique) atteignait plus de 50 % des femmes ménopausées ou en péri-ménopause et qu’un traitement à base de Lugol, pendant trois à six mois, à raison de seulement 9 gouttes journalières en moyenne, pouvait enrayer ces fibroses kystiques, sans entraîner de « mise en repos » de la glande thyroïde.
« Les seins sont de véritables éponges à iode », explique le Dr. Wright. « Ils n’absorbent pas autant l’iodure, contrairement à la thyroïde.
Mais si votre taux d’iode est suffisant, ces molécules sont là, prêtes à tuer toute nouvelle cellule cancéreuse du sein ! »
De façon générale, à titre préventif, le Dr. Jonathan Wright recommande aux femmes de prendre environ 6 mg d’iode par jour, et aux hommes environ 3 mg par jour, afin de protéger leur poitrine et leur thyroïde.
Cela correspond à une dose quotidienne de 1 à 2 gouttes de Lugol Dr Clark.
Combler une carence en iode : protocole de supplémentation en iode :
Le protocole qui va suivre est conçu pour réapprovisionner une bonne fois et durablementl'organisme en iode tout en détoxifiant ce qui l'empêche de fixer l'iode au niveau cellulaire.
Les deux mécanismes vont de pair.
Il est basé sur les recherches des Dr Guy Abraham, David Brownstein et Jorge Flechas, ayant traité plus de 4000 patients avec de l’iode.
Deux compléments sont recommandés afin de parvenir à des résultats durables : le sélénium et la vitamine C.
Le sélénium protège la thyroïde du stress oxydatif, particulièrement lors de l’exposition à des substances toxiques comme le mercure, le cadmium ou les pesticides.
Il facilite l’élimination des métaux lourds et des halogènes toxiques, en synergie avec l’iode.
La vitamine C soutient la fonction rénale, aide à atténuer les effets secondaires (maux de tête, brouillard mental) souvent dus à la détoxification induite par l’iode, et aide à la captation cellulaire de l'iode.
Lugol : 50 mg, soit 10 gouttes par jour. Il est conseillé de commencer par deux gouttes les premiers jours, puis monter progressivement au dosage fort. Remarque : ce dosage est calculé pour le Lugol Dr Clark, lequel est dosé à 4% par gouttes.
Vitamine C : 3 grammes par jour. Il est préférable de répartir ce produit en trois prises de 1 gramme : matin, midi et soir, avec un repas c’est très bien. Ce dosage est basé sur de la vitamine C sous forme d’acide ascorbique. Le flacon de vitamine C Clark est dosé à 1 gramme par gélules, soit une gélule à chaque repas.
Sélénium : 200 microgrammes par jour, soit un gélule de sélénium Clark.
Remarques complémentaires :
De bons résultats sont obtenus avec seulement les trois produits mentionnés: Lugol, vitamine C, sélénium.
D’autres compléments alimentaires peuvent s'ajouter au protocole afin d'optimiser les résultats, ils sont bien plus optionnels. Mentionnons l'oxyde de magnésium (1 gélule par jour) et la vitamine B2(1 gélule par jour).
Terminons le sujet des suppléments par le sel de mer
il est utilisé pour soutenir la détoxification, notamment en facilitant l’élimination du brome par les reins.
Vous pouvez par exemple l'ajouter plusieurs jours d'affilée si des symptômes de détoxification surviennent.
Voici les dosages indiqués dans ce cas de figure :
Sel de mer : un quart (1/4) de cuillerée à café de sel de mer non raffiné (non enrichi à l’iode, c’est-à-dire avec l'appellation "sel de mer", "sel de guérande"…) dans 200 ml d’eau (ou plus), une à deux fois par jour.
Le sel de mer est utilisé depuis plus de cent ans par les médecins pour éliminer les symptômes dus au brome.
Ce protocole est appelé “salt loading”, popularisé par le Dr Guy Abraham, et validé par Brownstein comme moyen efficace pour neutraliser les symptômes liés au brome.
Réponses aux questions fréquemment posées :
Quand prendre le Lugol ?
Il n’y a pas de préférence dans la journée, mais certains vétérans du protocole indiquent qu’une prise d’iode le matin est mieux assimilée par l’organisme.
Une prise pendant un repas ou après un repas n’est pas significative sur le résultat.
Vous pouvez aussi répartir le Lugol en plusieurs prises dans la journée.
Par quel dosage commencer ?
La plupart des vétérans en supplémentation en iode diraient probablement de commencer par une dosage faible en Lugol, deux gouttes suffisent, puis augmenter petit à petit jusqu’au dosage de 10 gouttes.
La progression peut tout à fait s’étaler en un mois si vous êtes sensible à une détoxification de l’organisme, il n’est pas nécessaire d’aller vite.
Augmentez jusqu’à 10 gouttes ou au dosage que vous tolérez bien, lequel peut s’avérer inférieur à 10 gouttes.
À noter que lorsque l’organisme détoxifie suffisamment le brome et d’autres éléments toxiques, le seuil de tolérance pour assimiler l’iode s’élève.
Quelle est la durée du protocole ?
Il n’y a pas de durée prédéterminée au protocole de supplémentation en iode.
Tant que le brome domine les récepteurs, la carence en iode continue.
Le but de la cure consiste à dominer le brome et le déplacer afin que l’iode puisse être absorbé au niveau cellulaire.
Chaque terrain est unique.
Ce processus peut prendre plusieurs mois en fonction de l’état d’intoxication du sujet, 3 mois de supplémentation est une bonne indication pour commencer.
Des utilisateurs ayant ressenti les effets bénéfiques du protocole de supplémentation en iode sur leur organisme le reprennent par périodes, d’autres se servent par la suite uniquement du Lugol comme supplément quotidien en iode, sans apport d’autres produits.
La règle conseillée est de prendre de l’iode pour rester en bonne santé et vous protéger contre le bombardement quotidien de polluants tels que les bromures.
Le Lugol servira également à prévenir des complications notamment à la thyroïde, aux seins et aux ovaires pour les femmes.
De plus, ce produit est un puissant antiseptique externe et agent antimicrobien interne en cas d'inferctions.
Quel est le dosage du Lugol en entretien et/ou après le protocole ?
En entretien et sur une très longue durée, le dosage conseillé se situe comme indiqué en introduction de l’article entre 12,5 mg (2 à 3 gouttes de Lugol Dr Clark) et 37,5 mg (7 gouttes de Lugol Dr Clark).
Il est à noter qu’aucune étude n’a pu démontrer que l’iode tue les bonnes bactéries du système digestif.
Il agit plutôt comme un arbitre en retirant de mauvaises bactéries.
Par conséquent, l’usage prolongé du Lugol n’est pas un risque pour l’équilibre de votre microbiote intestinal, au contraire, il tend à le soutenir.
Comment gérer la détoxification ?
Les symptômes observables suite à des prises d’iode chez des sujets très carencés et/ou intoxiqués sont essentiellement causés par les éléments halogènes fluor et brome, dont l’excretion sera stimulée sous l’action de l’iode, ils ne proviennent pas d’une allergie à l’iode (voir plus loin) où d’une quelconque intoxication à l’iode.
Ces effets secondaires cesseront immédiatement une fois les éléments toxiques évacués de l’organisme.
Si des symptômes de détoxification apparaissent (maux de têtes, difficulté à se concentrer…), buvez au moins deux verres d’eau salée par jour et arrêtez le Lugol deux jours par semaine, par exemple chaque week-end.
Cette stratégie de « dose par impulsion » semble apporter les meilleurs résultats pour résorber rapidement les effets secondaires, voire probablement en limiter l’apparition.
En fait, effectuer deux jours de pauses tous les cinq jours permet de soulager la fonction rénale dans son travail d’excretion d’éléments toxiques.
Si vous craignez l’apparition d’effets secondaires, vous pouvez donc appliquer cet ajustement tout le long du protocole de supplémentation à l’iode : 5 jours de Lugol, 2 jours de pauses, etc, tout en maintenant l’apport des autres produits pendant les pauses.
Remarque sur une supplémentation en calcium :
Le Dr Guy Abraham prévient que « la supplémentation excessive en calcium est la cause la plus courante d’amélioration limitée face à la supplémentation en iode ». Évitez une supplémentation en calcium, ou limitez son apport à un dosage inférieur à 2 grammes par jour.
Quelles sont les allergies à l'iode ?
Il n’existe pas à proprement parler d’allergie à l’iode.
Les véritables allergies cachées derrière ce que l’on appelle une « allergie à l’iode » sont les allergies aux poissons et crustacés, les allergies aux antiseptiques iodés ou aux produits de contraste iodés.
Les allergies ne sont pas dues à l’iode en soi, mais aux produits iodés, c’est-à-dire aux molécules qui contiennent de l’iode.
Par exemple, l’iode sert de produit de contraste pour des examens radiologiques, type scanner, urographie intra-veineuse, etc.
Parfois des réactions surviennent, réactions dues en partie à des surcharges : on injecte de l’iode en très grande quantité et directement dans les veines et dans les artères du patient.
C’est cette exposition inhabituelle à l’iode qui peut expliquer ces réactions, mais avec le produit utilisé pendant le test.
Une allergie peut donc survenir non pas à l’iode mais avec le produit qui accompagne ce micronutriment.



Commentaires